Récit de Veranda Resorts
Le 27 octobre prochain, une jeune Mauricienne pleine de talents et de courage s’apprête à se jeter à l’eau pour réaliser un exploit qui vous laissera sans nul doute bouche bée… Cette athlète, pour ne pas dire sirène, va réaliser le tour de l’île Maurice à la nage en haute mer en seulement 9 jours, soit 200 kilomètres pour une moyenne de 8 heures de nage quotidienne.
Mais dans quel but ? me direz-vous. Tina compte bien mettre à profit ses muscles et sa force mentale pour une cause qui lui tient à cœur, la dystrophie musculaire. L’athlète mauricienne souhaite sensibiliser les Mauriciens à cette maladie génétique et espère collecter des fonds au bénéfice de l’ONG Muscular Dystrophy Association Mauritius. Les fonds récoltés permettront aux enfants atteints de cette maladie et qui ont récemment développé une scoliose, de subir une opération qui améliorera leur qualité de vie.
Veranda Resorts est fier de soutenir cette cause qui s’inscrit dans le pilier ‘’ développement inclusif’’ de notre pacte de développement durable Now For Tomorrow. Chaque hôtel n’a pas hésité à jouer le jeu en participant en tant que sponsor hébergement à différentes étapes de la traversée. Nous souhaitons également permettre aux clients de nos hôtels, s’ils le souhaitent, de déposer un don sur la cagnotte en ligne qui sera ouverte dès la première étape.
Pour Vincent Cavalot, Chief Operations Officer de Veranda Resorts, l’initiative de Tina Staub rejoint les valeurs de respect, d’hospitalité et de solidarité de l’enseigne hôtelière. « Nous sommes très fiers de nous associer à cette initiative fort louable. Nos équipes vont suivre la progression de Tina Staub au quotidien avec beaucoup d’attention et ont hâte de l’accueillir dans chacun de nos établissements. En soutenant des projets tels que celui-ci, nous tenons à créer un environnement plus équitable et inclusif pour tous ».

Petit portrait de cette athlète dévouée :
Depuis ta jeunesse, as-tu toujours été attirée par l’eau ?
Je dois dire que la puissance déchaînée de la mer m’a toujours attiré. J’ai grandi au centre de l’île donc bien loin de celle-ci, pas de moyen de transport pour y accéder à part pour un pique-nique en famille. Quand j’ai commencé mes études secondaires, j’ai eu la chance de fréquenter le couvent de Lorette de Rose Hill qui proposait chaque jeudi une classe de natation qui était pour moi un vrai moment de détente entre copines et ma première vraie connexion avec l’eau. Une fois véhiculée, après chaque cyclone, je prenais la route du sud pour admirer les vagues.
Parlons de tes exploits sportifs, as-tu quelques chiffres en tête ?
J’ai quelques longues nages que j’affectionne particulièrement…
Tout d’abord ma première longue distance, où j’ai bouclé 15.47km de traversée en haute mer du Morne jusqu’à La Preneuse en nageant dans la passe de l’Ambulante et la passe de La Preneuse en 6h50. J’ai aussi nagé 20 km sur une durée de 12 heures en haute mer de Pointe aux Sables à Flic en Flac ou encore du Morne pour remonter jusqu’à Pointe aux Sables en 9 heures sur une distance de 30 km. Enfin, en juillet dernier, je me suis lancée pour 9 jours de nage consécutive ! J’ai accumulé 142.43 km de nage en 68 heures.
Nous pouvons certes parler d’exploit sportif mais en ce qui me concerne, je n’accorde pas de grande importance à la partie performance. Ce sont des expériences, des ressentis que je souhaite vivre intensément.
Quel serait ton souvenir le plus intense ?
Celui d’avoir nagé avec Lilian Eymeric, mon mentor sur ce projet, dans une haute mer déchainée près du Coin de Mire avec des vagues de plus 4 mètres. Sensations fortes garanties ! À la fin de cette nage nous avons eu la visite d’une vingtaine de dauphins.
Quel serait ton souvenir le plus éprouvant ?
Sans aucune hésitation le 7ᵉ jour de mon défi de 9 jours de nage en juillet dernier… J’ai dû nager 12 heures consécutives dans une piscine avec une eau à 18 degrés. C’est déjà très complexe de faire des aller-retours sur 12 heures en piscine… alors la fraicheur de l’eau et le manque d’ensoleillement n’a pas été facile à gérer. J’étais au bord de l’hypothermie. Il faut une force mentale et une détermination pour en venir à bout !
Et le plus beau ?
Tous ces souvenirs sont incroyables pour moi car en vivant pleinement ces expériences j’apprends toujours quelque chose sur moi-même et sur la vie.
Qu’attends-tu de cet exploit à la nage ?
Avec la mer, on doit s’attendre à tout ! Pour moi, il faut juste être en harmonie avec l’élément et vivre le moment présent. Je fais tout ce qui est sous mon contrôle avec comme seule attente, celle d’arriver sereinement sur la ligne de départ et de boucler cette nage dans le même état d’esprit.
Comment se passent les entrainements ?
Super bien ! tout se met en place. Je me sens bien dans mon corps et dans ma tête. Les entraînements sont tout aussi importants que le défi en lui-même si ce n’est pas plus. C’est à ce moment-là que tout se met en place, que l’on apprend un maximum de choses.
Comment te sens tu as quelques jours du jour J ?
Je n’arrive pas à croire qu’on parle déjà de ‘quelques jours’ du départ. J’ai un mélange de stress positif, d’excitation, de joie et de satisfaction. L’année s’est très bien passée et tout a été bien ficelé jusqu’à ce jour. Je me sens bien et je pense qu’avec tout ce soutien autour de moi, je vais vivre une expérience vraiment hors norme.
As-tu la traversée bien précise en tête ?
J’effectue un travail mental de visualisation et nous avons, mon époux et moi, bien structuré le tout. Nous avons la chance de pouvoir tout voir sur Google Earth. Avec plusieurs expériences de nage en haute mer, je vois à peu près à quoi m’attendre bien que je ne vais pas utiliser le mot précis car en mer rien n’est précis. Ce qui est bien précis dans ma tête c’est que mon degré d’adaptation doit être au niveau maximal.
Quelle partie redoutes-tu le plus ?
Je travaille sur moi mentalement pour ne rien redouter. Je veux garder ma paix intérieure en toutes circonstances. La mer nous entoure et je veux faire un avec elle durant le défi peu importe les conditions.
Quelle est la belle cause derrière cette traversée à la nage ?
Il y en a tellement ! Je voudrais dire à Maurice entière que nous sommes certes une petite île mais nous pouvons aspirer grand. Je voudrais dire à tous de ne pas craindre de rêver et de mettre en œuvre tout ce qu’il faut pour réaliser ces rêves. Je voudrais dire aux jeunes comment le sport est important pour l’équilibre d’une vie. Je voudrais dire aux femmes que nous pouvons réaliser nos rêves les plus fous, il suffit de croire en nous. Je voudrais dire aux personnes souffrant de la dystrophie musculaire que tout ne s’arrête pas à la chaise roulante car notre esprit est rempli de capacités. Je voudrais dire à tous de protéger l’océan, de faire un petit pas chaque jour pour agir envers sa protection car sans océan, nous ne sommes rien…
Retrouvez toutes les étapes de cette traversée ici
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